« On peut allumer des dizaines de bougies à partir d’une seule sans en abréger la vie. On ne diminue pas le bonheur en le partageant. » Bouddha 

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C’est assise dans le bus en direction de la capitale que ce premier article a commencé à prendre forme. Après ça, jour après jour, guidés par mes émotions, mes doigts ont fait danser sur le clavier tout ce mon coeur voulait vous crier. Je vous emmène donc avec moi ….Depuis ce fameux trajet pour Phnom Penh.

23.01.16

Me voilà assise dans ce bus bondé de Cambodgiens. Bébés, mères, grands parents, oncles, tantes. Tout le monde est là. Puis il y a moi. Ils m’observent tous, l’oeil interrogateur. Et ils rigolent. Fort. Je suis rouge écarlate et je souris un peu niaisement, même si je sais pertinemment que je suis le gros dindon de la farce.  Ayant fait confiance à ma guesthouse pour me réserver le trajet (  « good good bus »  elle disait la dame ), je réalise rapidement que j’aurai peut-être du vérifier la compagnie. Désirant pour une fois un peu de confort pour mon fessier, lorsque je vois l’état des sièges, la place de playmobil qui m’attend et ce vieux Monsieur qui vient littéralement de se coller à moi, je comprends que la route va être longue. Je fais déjà ventouse avec le dossier en pseudo cuir. Je demande à mon voisin s’il va bien à Phnom Penh lui aussi. Il me répond quelque chose d’incompréhensible évidemment, et cet échange m’aura seulement fait remarquer qu’il ne lui restait qu’une seule chicot. Coucou toi. Par contre t’as qu’une dent mais tu prends deux sièges …

Toutes les 5 minutes, quelqu’un d’autre est pris sur le bord de la route. Je me demande comment est-ce que  l’on rentre tous la dedans. Je les vois s’entasser au fond, et je me réjouis désormais presque de ma place avec mon papypote qui m’écrase.

Finalement, on aura passé tout ce trajet à se proposer mutuellement à manger ( grande découverte du petit Lu ). Par ses sourires, il m’aura calmée lors des nombreux dérapages du bus, fait rire par ses signes de langages un peu enfantins mais si touchants, et réussi à capter mon attention lorsque le chauffeur décidait de doubler des camions face à d’autres camions ( tout en klaxonnant, toujours. On se klaxonne pour se dire « pousse toi j’arrive » mais on le fait tous en même temps. Parfait les gars).

Au cours de ces 8 heures, je pense (trop), je rêve, je me projette, et prends conscience que cela fait une semaine jour pour jour que j’ai posé les pieds chez mes amis cambodgiens. C’est la première fois que la notion du temps prend place dans mon esprit.
Depuis l’ouverture des portes de l’aéroport, j’ai perdu tous mes repères. J’observe une pauvreté bouleversante, une saleté dans les rues que je ne connaissais pas, des enfants si petits et déjà tellement livrés à eux-même, des marchés incroyables; je ressens une chaleur nouvelle me transformant en rivière lorsque je lève le petit doigt; mon palais découvre une nourriture exquise, mes oreilles des tuktuk insistants; j’apprécie une gentillesse inhabituelle, des sourires toujours rendus, des couchers de soleil ressourçants, je pleure l’histoire d’un peuple plus que douloureuse, je souris devant des merveilles du Monde.
Je suis accompagnée de mon ombre, toujours prête à me rappeler qui je suis profondément, lorsque je ne suis plus enveloppée du velours rassurant qu’est mon environnement habituel, en France. Et j’apprends de moi. Tous les jours un peu plus.

L ‘arrivée a été difficile. Le manque immense de sommeil et le contrecoup de mes derniers au-revoirs avaient leur part de responsabilité. Chaudes larmes en guise de bienvenue. Top moumoute. Je m’en veux d’être dans cet état, mais pas question de se laisser abattre.

Le lendemain, j’enfourchais mon vélo à 4h du matin pour partir à la conquête des temples d’Angkor.
Il faisait nuit noire et j’avais presque peur, mais j’étais de nouveau tellement heureuse. Je voyais les tuk-tuk me dépasser sur la route, me rassurant sur la bonne direction. Je ressentais pour la première fois de l’air frais sur mon visage, qui me donnait envie de pédaler encore plus vite. J’étais comme une enfant qui s’en allait découvrir un trésor au levé du soleil. Et quel trésor! Les temples d’Angkor, un patrimoine grandiose, époustouflant. J’ai passé trois jours à les découvrir, les yeux grand ouverts, le cœur battant.

Certains moments resteront gravés pour toujours. Comme ce matin où croyant m’être perdue, je me suis finalement retrouvée bouche bée, observant un levé de soleil naissant devant un lac incroyable dont peu de voyageurs avaient l’adresse…Un pêcheur préparait ses filets au milieu, et quelques gouttes de pluie s’étaient invitées comme pour faire vivre cette étendue d’eau. C’était magique.
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Moins magique était mon allure physique pendant ces trois jours à bord de mon deux roues. Je ne m’attarderais pas sur ce point. Juste: on frôlait les 40 degrés au soleil, et je pédalais. Ça suffit. Libre place à votre imagination …

Après ces quelques jours à Siem Reap, je ne vous cache pas que les 18h de « vélo » à mon actif auront suscité une petite grève de l’arrière train (pas de gel décathlon moelleux dans la selle, hélas). Je quitte donc le vélo pour le bateau.
Les émotions ne furent pas amoindries lors de mon chemin pour Battambang.
Ce trajet fluvial est considéré comme le plus beau du pays mais choisi par très peu de Monde en raison de se son inconfort et de sa longue durée. Il fût l’un des souvenirs les plus marquants depuis mon arrivée au Cambodge.
Saison sèche étant, le moteur s’est retrouvé plusieurs fois coincé dans la vase. J’étais assise entre deux hommes et ma position n’a pas bougé pendant 9h. J’avais des fourmis dans les jambes par moment, qui permettaient de varier avec la douce sensation d’être caressée par leur poils de mollet transpirant. Oui, j’ai eu envie de donner des coups de latte de chaque côté plus d’une fois, mais ce ne sont que des détails lorsque je repense à la beauté du voyage.
On traverse tous ces villages de pêcheurs, les sourires des enfants font battre mon cœur chaque fois plus fort. Ils ont les pieds dans des montagnes de poubelles, mais peu importe. Parfois nus, parfois habillés de vêtements déchirés et sales, ils nous transmettent leur énergie positive. Par moment, des larmes d’émotions s’invitent timidement derrière mes lunettes. Ces gens me touchent. Leur vie me touche. Et je me demande ce qu’ils peuvent penser de nous. Pourquoi tant d’intérêt pour ceux qui n’ont rien, quand on a tout? se disaient t’ils peut être…
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À notre arrivée, la team tuktuk nous attendait, ardoises à la main, ventant chacun le meilleur prix possible pour se rendre en ville. Avant ça, nous devions tous récupérer nos sacs uns à uns sur le bel escalier cassé de la colline, l’eau passant juste au dessous. À l’aise.

Après cette journée chargée d’émotion, morphée m’a rapidement emportée avec elle, me préparant à un nouveau périple dans les campagnes de Battambang.

Je pars donc le lendemain avec « Leon », qui vient me chercher au petit matin avec son scooter rose Barbie. Magique. Comment commencer la journée avec le sourire. Il me dit tout de suite « If you’re happy, i’m happy ». Décidément mon p’tit Leon, tu vas être mon poto. Leon me balade partout. De temples en temples, on se raconte nos vies. Encore une fois, je réalise ma chance. J’aurai aimé nous observer de loin sur son bolide rose, à devoir hurler pour s’entendre, contrant le vent et la poussière que nous offraient les camions qui nous dépassaient sans scrupules. Il m’explique qu’il n’a pas de petite amie car il n’a pas suffisamment d’argent, et ne pourra jamais lui offrir de belles choses. Ce qu’il gagne va tout droit à sa famille, pour les aider à se nourrir. De plus, au Cambodge, un homme qui se marie est un homme qui achète sa femme. Plus la peau de sa bien-aimée est blanche et plus son visage est beau, plus il devra payer ses beaux-parents le jour J. De quoi laisser Leon croire qu’il ne connaîtra jamais le grand amour. J’ai presque envie de le serrer dans mes bras, mais je me contente de lui dire que je suis certaine qu’il pourra aimer et être aimé. Il le mérite tellement.

Sur le chemin du retour, je découvre le seul et unique vignoble-ignoble cambodgien. Immondice. On va rester à la bière locale, merci mais non merci..
J’ai du mal à dire au revoir à Léon, pourquoi faut-il toujours dire au revoir… Je ferme les yeux pour capturer l’image de son petit bolide rose qui s’éloigne.
Encore des moments inoubliables .

Lors de ma dernière journée à Battambang, la rencontre de Ly, un chef cuisinier de 24 ans aura, elle aussi, fait couler beaucoup d’encre sur mon carnet de voyage.
Ly m’emmène au marché, et pour une fois, je comprends, j’apprends ce que sont ces étalages de nourriture qui m’interrogent depuis mon arrivée. Je suis tellement heureuse. J’ai la chance d’être la seule à avoir réservé ce cours de cuisine, et je sais que cela n’aurait jamais été aussi riche si nous avions été plusieurs. Hormis les délices que j’ai appris à cuisiner et adoré déguster, le plus fabuleux était de pouvoir partager ce moment en écoutant Ly m’apprendre sur le Cambodge, sur sa famille, sur la consternante situation politique du pays, sur la corruption, l’arrière du décor soigneusement caché aux touristes, sur son espoir quant aux prochaines élections, sur les traditions entre hommes et femmes, sur la culture. Sur tout. Nous étions sensés passer trois heures ensemble, mais nous ne nous sommes pas quittés jusqu’au soir. Je n’oublierai jamais. Cette journée était un petit trésor à mettre de plus dans mon coffre déjà bien rempli…

Après ça, mon devoir de mémoire a eu lieu à Phnom-Penh, où j’ai visité le S-21, cette école ayant servi de lieu secret de torture lors de la période khmer rouge. Une matinée absolument bouleversante, douloureuse, mais nécessaire à mes yeux. Le peuple cambodgien se remet peu à peu de l’horreur vécue dans les années 70, ayant brisé patrimoine, familles et dignités. J’ai appris bien plus que ce que nos livres d’histoire daignent nous dire sur cette époque effroyable…

En revanche, mon périple à la capitale n’aura pas duré longtemps. Après être sortie avec de nouvelles connaissances le premier soir, j’ai eu la chance de recevoir un doux coup de poing dans les côtes par deux mecs sympatoch à moto. J’ai décidé de ne pas m’attarder dans cette ville. Je me suis sentie en insécurité pour la première fois, et la sur-agitation m’a épuisée.

J’ai alors retrouvé la douceur et de le calme à Kampot, accueillie par le coucher de soleil sur la rivière empruntée par les pêcheurs. C’était tellement apaisant. Et pourtant… Ce soir là, j’observais ces couples et amis ayant la chance de partager l’intensité de ce paysage ensemble, et le sentiment de solitude m’a gagnée. Je voulais simplement dire « c’est magnifique » à quelqu’un d’autre que moi-même…

Mais dans ces moments là, une petite voix me rappelle toujours la chance que j’ai d’être là, de vivre cette aventure, de me sentir en vie.
J’existe.
Et je vais le savourer comme il faut le savourer, ce coucher de soleil…
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Je partais dès le lendemain avec un couple de belges découvrir des grottes un peu mystiques, les plantations du meilleur poivre du monde, et déguster la fameuse spécialité au crabe sur le marché de Kep. Un des repas les plus délicieux de mon existence. Je suis sortie du restaurant en mode jacquouille, de la sauce plein la face ( pas de casse noix ici : c’est avec les dents, allez amuse toi ) mais absolument conquise. Mais oui oui, absolument immonde. Merci rétro du tuktuk, mon beau miroir.
À mon retour, je partais observer la rivière à bord d’un bateau, traversant des villages magnifiques, et découvrant à la nuit tombée des lucioles fluorescentes dans les arbres. Comme des guirlandes de noël en pleine jungle, magique. C’était magique. Je le répète souvent mais il n’y a pas d’autres mots…

Et finalement, vous aurez lu ces quelques lignes aussi vite que le temps me semble avoir filé. Me voilà maintenant installée à Sihanoukville, avec un véritable rythme et une sensation d’avoir pris mes repères dans ce pays merveilleux, prenant chaque jour mon petit tuktuk pour atteindre le village de Klang Leu, où j’ai commencé ma mission de volontariat.
Ça y’est. Ces visages d’enfants imaginés, cette rencontre rêvée depuis si longtemps…Tout a pris du sens, tout est devenu réalité.
Je tisse des liens uniques avec ces bijoux qui me donnent chaque jour des leçons de vie dans leurs simples faits et gestes, et m’offrent une dose inégalable de bonheur.
J’apprends depuis le premier jour à communiquer avec tout ce qu’il y a d’autre que le langage.
J’ai toujours cru – et je crois encore – en la puissance des mots, en leur lourd impact. Mais aujourd’hui je réalise aussi à quel point nous pouvons transmettre autrement… Les regards, les gestes, les danses, les rires, les dessins, les sons, l’affection, le jeu. Tous aident à transmettre de l’amour, des idées. Tous sont des outils à la création d’une relation de confiance. Peu importe les mots.
Évidemment, je mentirais si je disais que tout était étonnamment simple. Loin de là. C’est parfois une frustration immense de ne pas pouvoir aller plus loin dans le dialogue, surtout avec certains enfants dont les problèmes familiaux jouent un rôle immense sur leur comportement.Car l’impact des mots sur les maux existe bel et bien. Mais on s’adapte. C’est la mission numero 1.
S’adapter. Une nécessité dans tout voyage, mais surtout dans le voyage à la rencontre de l’Autre, de sa culture.

Ma première semaine aura débuté sur les chapeaux de roues… Peanic, le directeur du centre, m’apprend à mon arrivée qu’il nous laissera seules, Maud ( coéquipière volontaire ) et moi-même. Il doit retrouver une sœur en Thaïlande qu’il a perdu de vue depuis des années. Sur les 12 enfants qu’ils étaient au sein de sa famille, ils ne sont plus que 4. Tous les autres sont décédés à l’époque des khmers rouges … Je comprends évidemment son besoin d’aller retrouver sa sœur et de vouloir préserver les liens au sein de sa fratrie.
Mais malgré tout …

Tu veux dire tous les enfants, 2 nourrices parlant uniquement khmer, et nous ? #TOOEASYMONPOTE. J’ai strictement rien compris aux horaires, ni à l’organisation d’une journée typique, mais très bien, en voiture Simone !

Finalement, on aura plutôt réussi notre challenge! Non sans obstacles, car il aura aussi fallu gérer des situations d’urgence (comme la logistique de prise en charge de soins d’un jeune homme atteint de l’hépatite B le soir pour le lendemain, sans parler un mot de khmer). Mais l’essentiel est bien d’être parvenu à les surmonter, peu importe toute l’angoisse générée, et peu importe si je n’ai pas dormi de la nuit!
Crêpes, jeux, cours d’anglais, marché, foot, jardinage au village…la semaine fût bien remplie, et les petites poches sous mes yeux aussi.

La timidité des regards du premier jour a rapidement laissé place à de petites mains venant se serrer aux miennes, à des dessins et bouquets de fleurs retrouvés le soir dans mon sac, à des câlins et de grands fous rires.

Toujours est-il qu’après cette première semaine intense, Maud et moi avons eu la délicieuse idée de partir sur l’île paradisiaque de Koh Saloem pour un week-end repos.
HA-HA-HA
Toctoctoc qui est là? C’est moi, l’échec. Le gros fail en puissance. OUVERTURE DE LA PORTE . Meeeerci.
À mon réveil le samedi matin, je sens déjà une nausée de compet’ qui ne me rassure pas sur la suite des événements. Je prends sur moi, pas question d’aller mal, je pars voir l’eau turquoise, que mon ventre me laisse en paix. Je sirote un jus de fruit detox ( no comment, on est tous pareil avec ces jus, on met beaucoup d’espoir en eux. Surtout quand c’est Bagdad dans nos foies) pendant que Maud savoure ses pancakes chez « So » notre restau préféré de sihanoukville.

Fin prêtes à prendre notre « speed Boat » je demande fort à Buddha ( ouais on discute souvent ) de me guérir vite fait.
Bon, j’aurai peut-être du implorer quelqu’un d’autre. À peine 10 minutes après notre départ, je sens que la mer se déchaîne. Plus on avance et plus les vagues s’intensifient. Une femme commence à nous distribuer des sacs plastiques. Oh joie, viens là mon amie. Je ferme les yeux mais ça ne m’aide pas, mes nausées sont un fait, mais la panique en est un autre. Je commence réellement à angoisser. Nous voilà dans une énorme tempête et notre bateau tangue comme jamais. Je n’ai pas envie de mourir, je n’ai pas envie de mourir. Je n’ai jamais eu aussi peur. Je sais que je suis blanche comme un cadavre, j’entends les gens crier, et je cherche dans le regard du staff un moyen de me rassurer. En vain.
Après une heure à m’imaginer finir au fond de l’océan, je vois enfin l’île. Je veux juste sortir de ce bateau et ne plus jamais revivre ça.

Une fois les pieds sur le ponton, j’essaye de reprendre mes esprits avec l’aide de Maud. On ne se dit rien, mais on se regarde, et je sais que l’on veut juste une chose: être récompensées par un beau décors après cette épreuve.
Malheureusement, la tempête a atteint l’île, rendant les plages absolument … moches. Les fonds sont retournés, les feuilles des palmiers toutes au sol, fabuleux. Il nous faudra marcher jusqu’à l’extrême bout de la plage pour trouver un coin un peu chaleureux pour se reposer et profiter quelques heures.
Voulez- vous des nouvelles de Madame nausée ? Et bien elle est toujours aussi envahissante, elle aimerait bien qu’on soit cop’s, je crois.
Malgré mon état de faiblesse qui s’intensifie et cette affreuse envie de vomir, je me dis qu’un petit saut dans la mer ne pourra que m’aider. La bonne idée….
Bon, ben le jus détox ira rejoindre des contrées lointaines, emporté par les eaux.
Voilà voilà. Je continue dans la poésie?
Il est temps d’aller chercher un lit pour ce soir. Tout est complet ou coûte les yeux de la tête. Je sens que je n’ai plus de force et que tout tourne de plus en plus. J’ai juste envie de m’étaler par terre et qu’on me laisse dormir en paix. Mais non. Maud m’attend, et je sais ce que cela veut dire. Il est temps d’aller de l’autre côté de l’île trouver un endroit ou dormir avant que le soleil se couche. Elle se charge de demander à un local comment on y accède. Malgré le vent dans mes oreilles, j’entends le mot jungle et montagne….
QU’EST CE QUE JE FOUS ICI.
Allez, pas le choix, il est temps.
Ce chemin aura été le plus difficile de toute ma petite existence. Je me répétais sans cesse intérieurement que j’allais y arriver, et qu’il ne fallait surtout pas m’arrêter. Je savais que si je le faisais, je ne pourrais plus repartir. Ma tête tournait, je me concentrais sur les pieds de Maud, je ne pouvais pas regarder autre part, au risque de m’évanouir. Ma vision semblait rétrécie, j’avais chaud et l’impression d’être sur une autre planète. Le chemin était de plus en plus compliqué, on gagnait la montagne, et les cailloux roulaient sous nos tongues. On s’accrochait aux branches, transpirantes, en fuyant les moustiques.
Ne pleure pas, ne pleure pas. T’arrête pas, t’arrête pas.
Une éternité, ce chemin…

A notre arrivée, un coucher de soleil magnifique nous accueille sur un côté de l’île protégé des vents forts, entouré de verdure. On plonge dans l’eau comme deux robots. Voilà notre récompense…Si seulement on se sentait bien pour la savourer. Oui « on », car Maud commence à se sentir mal à son tour. Je crois que les calamars d’hier veulent faire passer un message…
Il faut qu’on trouve où dormir, et vite. Marcher dans le sable nous épuise. Tout est magnifique mais ça n’a plus d’importance dans mon esprit. Je n’enregistre plus rien. Juste mon corps qui me supplie d’arrêter les efforts. Un, deux, trois endroits visités pour entendre que tout est complet. Un autre, vite. Un magasin de plongée possède un dortoir. Viteeeeeeee. Je m’endors à 20h après avoir mécaniquement changé de vêtements. Je ne m’en souviens même plus. Pour la première fois, je sais que j’ai poussé mon corps bien au delà de ses limites.
J’entends le bruit des vagues, entourée de ma moustiquaire. La journée est terminée, et demain est un autre jour. Ce fût un enfer du début à la fin. Mais quel bonheur de fermer enfin les yeux …
Je me réveille plusieurs fois dans la nuit pour rajouter des couches au dessus de moi. Depuis quand est-ce qu’il pèle au Cambodge? Est-ce qu’on peut arrêter les p’tites surprises pour la journée ? Thanks.
Le vent souffle très fort mais peu importe, il vient s’immiscer dans mes rêves jusqu’à l’aurore.

Il est 6h. Je me sens mieux. Alleluia ma soeur. Je vois le sourire de Maud à travers la moustiquaire et je comprends qu’on est sorties d’affaire. Il fait une fraîcheur inhabituelle, mais cela ne nous empêche pas de partir déjeuner devant la plage. On choisi un hamac, et on savoure, enfin. Le soleil nous réchauffe peu à peu, la vue est grandiose.
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Malheureusement, après ces quelques heures de farniente, nous réalisons qu’il va falloir traverser la jungle de nouveau pour regagner notre bateau. Ce weekend est une épreuve plus qu’autre chose. Nous avons beaucoup de mal à repartir de ce petit coin de paradis pas assez savouré.

Une fois arrivées de l’autre côté de l’île, je réalise que la tempête n’a fait que grandir. Mon cœur bat la chamade et je commence à être envahie par le stress. Un bateau arrive, beaucoup plus gros que celui de la veille. Rassurées, on attend patiemment de rentrer.
HA – HA – HA (bis)
« Attendez ici vous, c’est une autre compagnie. Je ne sais pas si votre bateau va venir ».
J’hésite entre m’auto-noyer ou demander de l’aide à Buddha. Dans les deux cas, deux idées pourries. Je choisi de me taire et d’attendre comme tout le monde.
Une heure plus tard, le bateau de l’enfer apparaît. Le même qu’hier, il n’y a pas de doutes. On essaye stratégiquement de se mettre au milieu, pour moins sentir les vagues. C’est cela même. A peine 5 minutes après le départ, tout prend l’air d’Apocalypse. Maud offre son petit dej à son sac plastique, les gens demandent des gilets de sauvetage, un russe en bottes et à moitié nu manque de tomber pour aller demander une autre bière. Et moi, j’écoute très fort ma musique. C’est le seul remède que j’ai trouvé pour me mettre dans ma bulle, pour avoir moins peur. Je chante à voix haute et je sais que personne m’entend. Régulièrement, des jets d’eau de mer viennent nous fouetter le visage. On est tous trempés. Je vois le thorax des gens autour de moi se gonfler, se concentrant sur leur respiration pour ne pas perdre la face.
Trajet de l’horreur numéro 2, terminé.
Il semble rapide à lire, il m’a semblé être une éternité.
Une chose est sûre, je n’oublierai jamais Koh Rong Saloem!

Désormais remise de toutes ces péripéties ( merci nouvel an chinois de nous offrir un jour de repos), j’ai donc pu commencer mon projet à proprement parlé avec l’aide de Peanic pour la traduction. Les enfants sont captivés, c’est tellement gratifiant.
Après avoir commencé avec la notion globale de différence, ils découvrent les continents du Monde, la Géographie ( des enfants qui se poussent pour tenter de comprendre et chercher sur une carte, oui, ça existe), réalisent que l’accès à l’école n’est pas le même dans chaque pays et à quel point il est important, s’intéressent à des cultures jusqu’alors inconnues, empreintes de musiques différentes, de nouvelles coutumes, d’autres danses. Ils peignent, jouent, chantent, nous interrogent.

Malgré plusieurs tentatives de prononciation, je fini par accepter mon nouveau prénom  » Candy », ou même bonbon en khmer par certains.
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Cette semaine aura aussi été l’occasion d’acheter sacs poubelles et gants, et partir nettoyer le village, qui baignait dans un tas de ….tout. Les enfants étaient d’une énergie folle, et cela donne espoir en cette nouvelle génération, qui semble réaliser l’importance de l’hygiène de du respect de l’environnement, ce qui n’est hélas pas le cas de leurs parents …
Le grand dîner au village commence à s’organiser. Je prends conscience que me suis lancée dans une sacrée mission de poney de compet’ de ouf de sa maman, étant donné le monde invité et le peu de moyens matériels pour réaliser tout ça, mais je n’abandonne en aucun cas!
Certaines familles ne se parlent plus. Et certains boivent beaucoup … C’est une grande première à Klang Leu.Mais les enfants sont si heureux que je ne stresse pas (ok, plus). Ce sera l’occasion pour eux de chanter à leurs parents les chansons que l’on a apprises, de leur montrer leurs compétences culinaires, de réunir tout le monde dans une ambiance de fête, et de leur faire découvrir des plats européens qu’ils ne connaissent pas encore, en plus de leurs plats khmères. Les Master chefs sont dans la place.

C’est une expérience incroyable que je vis. Je m’imprègne de tout. De leurs visages, leurs rires, leur folie, leur sagesse, leur accueil, chaque jour. Parfois, je m’arrête quelques minutes et je prends le temps de retenir chaque détail. Comme pour garder le souvenir intacte de cette atmosphère en moi. Pour qu’elle ne me quitte jamais.

Aujourd’hui, une des nourrices est rentrée du Vietnam. Elle était partie, attristée, pour les funérailles d’un membre de sa famille. À son retour, le sourire aux lèvres, elle est venue nous apporter un cadeau acheté là-bas, malgré sa pauvreté. Elle a pensé au plaisir qu’elle procurerait par cette attention malgré la peine qui l’envahissait. Encore de quoi me mettre la larme à l’œil, et me donner toujours plus envie d’aimer les gens, et de partager mon amour. C’est si bon d’en recevoir.
Bienvenue au Cambodge …

Je rencontre des personnes d’une hospitalité hors norme, ayant grandi en apprenant à toujours donner. Je respire profondément chaque jour l’air d’un pays à la bonté naturelle. Et ça me fait tellement de bien ….

Tous les membres de cette association, Peanic, Mom, Sophea, Lyya, avec qui je suis au quotidien sont admirables, inoubliables.

Je vous remercie encore tous d’avoir été des amis et une famille fidèles à mon projet, mais aussi des inconnus généreux. Vous avez contribué de loin à leur joie de découvrir, partager, apprendre.

Ce n’est que le début de l’aventure à Klang Leu, et je tenterai au fur et à mesure de vous montrer ce que les enfants découvrent, mais le temps me manque aussi beaucoup et je ne pourrais pas le faire aussi assidûment que je le voudrais.

Loin des yeux mais près du coeur, je pense à vous chaque jour. J’aimerai tant partager avec vous tout cet amour et cette énergie que j’ai la chance de recevoir ici. Je ne peux le faire qu’à travers mes mots. Ils ne seront jamais aussi puissants que la réalité, mais j’espère qu’ils toucheront un peu votre cœur, comme les habitants de ce pays ont touché le mien.

Love.
Candyce

 

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28 réflexions sur “« On peut allumer des dizaines de bougies à partir d’une seule sans en abréger la vie. On ne diminue pas le bonheur en le partageant. » Bouddha 

  1. Cest une si belle aventure dans laquelle tu t’es lancée. Une aventure qui te ressemble. Humaine, émotionnelle, imprévisible tout ce qui fait de toi la personne que tu es et la m’étonne que tu vas devenir. J’ai bu chacune de tes paroles comme si tu me les racontais…et si tu savais combien je t’imagines vivre toutes ces mésaventures. C’est un tel bonheur de te lire. Tu réchauffes le cœur de ces gens, mais également les nôtres. Tu peux être fière de toi, de ce que tu accomplis et des merveilleuses choses que tu fais pour les autres. Tout ça n’est qu’enrichissement et je sais que tu reviendras en etant une belle encore plus belle que tu ne l’est déjà. Tu me manques tous les jours mais je suis si fière de pouvoir te partager avec ces gens qui méritent eux aussi te croiser ton chemin.
    Vite la suite…je t’aime.

    • Je suis heureuse de réchauffer ton cœur de loin mon Doudou. Merci de toujours partir en voyage à mes côtés à ta façon, d’être toujours là.
      J’ai de la chance d’avoir de belles personnes comme toi dans ma vie qui font de moi ce que je suis. ❤️
      Je t’aime

  2. Quelle jolie façon de nous faire partager ces moments plein d’émotion que tu es en train de vivre Tu as le don de nous faire passer du rire aux larmes .Ton récit est si vivant qu’on a l’impression de vivre tous ces évènements avec toi .Ta m’a donné quelques sueurs froides en lisant ta mésaventure sur le bateau! Ma chérie continue cette belle aventure mais prends bien soin de toi petite Candou d’amour .On t’aime fort.On est fier de toi

    Mounette

    • Je suis heureuse d’avoir pu te faire un peu voyager à mes côtés ma petite mounette. Je sais que tu en as besoin. Je suis avec toi de loin. Merci d’être fière de moi et merci de toujours me soutenir. Je t’aime.

  3. Te lire est un ravissement ma Candou….nous vivons avec toi cette aventure magnifique, affolante, parfois triste, parfois drôle…..continue de nous apporter ton souffle de vie. Des bisous plein
    Mimi

  4. Biiimmm! On l’aura attendu ce premier article mais quel bonheur de te lire de nouveau !! Je ne sais pas ce que je peux rajouter à tous ce qui a déjà été dit. Une expérience incroyable pour une personne qui l’est tout autant. C’est tellement dur de faire ce que tu fais, de partir loin de tous ce que tu connais, et tu sais à quel point ça me rend admiratif, mais seul toi arrives à le faire avec cette simplicité et ce naturel qui te correspond tant. A travers toi on vit ce qu’on aurait pas forcément le courage de faire… alors merci « candy » d être ce que tu es !
    Bisous ma candou !!
    Je t’aime !!!

    • Tu sais que tu arrives à me mettre la larme à l’œil de loin( oui bon il m’en faut peu mais quand même …).
      Merci pour tes mots. J’ai envie de te serrer dans mes bras mon Gannat!
      Je ne pense pas que ce soit dur de faire ce que je fais même si il y a des moments plus éprouvants que d’autres parfois . C’est intense, mais c’est comme ça que je me sens vivre ! 🙂
      Love you So much. miss you!

  5. Pfiouuu j’ai passé 20 délicieuses minutes à te lire! J’ai l’impression de vivre tout à travers tes yeux et j’aimerais tellement partager cette expérience avec toi! Ca a l’air unique beau et difficile parfois..! Tu me manques énormément je te fais plein d’énormes bisous! 😘❤️
    Laurette

  6. On augmente le bonheur en le partageant avec ta mamie….qui t’embrasse ; et nous aussi bien sur ! Ça nous réchauffe le cœur et le corps ( aujourd’hui au Beausset on se caille..) Merci pour les photos et les textes passionnants .A suivre. Rebisous.Nicole

  7. Candoudou,
    J’adore toujours autant te lire, cette façon bien à toi que tu as de nous faire découvrir ce que tu es en train de vivre. J’ai l’impression de vivre ces beaux moments de bonheur avec toi ! Et puis ces photos qui illustrent tellement bien ! Et surtout les beaux sourires de ces enfants…
    Je pense que tu le sais déjà, je ne pourrais plus me passer de ta petite tête ! Tu me manques tellement… mais je sais que tu es heureuse là où tu es et je suis plus que fière de toi, fière de ton épanouissement personnel, fière de cette personne si belle que tu es !
    Continue à nous faire voyager, continue à me faire rêver.
    Je pense chaque jour très fort à toi, reviens-nous assez vite quand même 🙂
    En plus tes salades me manquent.
    Je t’aime.

    • Ma soso ❤!!!️ tu me réchauffes le cœur. Merci pour tes jolis mots.
      Tout est réciproque. Je pense énormément à toi et oui promis je vais rentrer ! Et mes petites salades cuisinées avec amour seront prêtes pour toi 😉
      Prends soin de ton p’tit cucul.
      Love you

  8. Ma petite soeurette, tu as vraiment un don pour l’écriture !
    par tes mots tu nous transporte si près de toi. Toutes tes petites péripéties me font tellement rire, tu es bien au coeur du VOYAGE et on s’y croirait.
    Continue de t’imprégner de ce bonheur… il est si pur, ça n’a pas de prix. Je te comprends tellement…. que c’est bon et touchant de recevoir toute cette bonté et gentillesse! On en pleurerait (n’est ce pas ?!!)
    Take care mon petit pingouin blond.
    et petit conseil de voyageuse : en cas de gerbouille : coca for ever, detoxjuice, never !!

  9. Ton récit,ta manière de raconter tes rencontres agrémenté de tes superbes photos ,ta gentillesse ton dévouement me remplissent de admiration . Cette aventure est magnifique ,continue de être comme ça ne change rien. Prend soin de toi ,je continuerai se suivre ton périple. Je t’embrasse Jack

    • Merci mon Jack ton message me touche beaucoup et me donne le sourire ❤️
      Je garde tous ces jolis mots dans mon sac avec moi pour me donner tjs plus d’énergie!Merci beaucoup
      Je t’embrasse fort.

  10. J’attendais tellement de te lire avec impatience, je trepignais et je ne suis pas déçue ! Comme toujours tu sais nous faire passer du rire aux larmes, nous transporter, nous faire vivre ton aventure à travers tes mots si bien choisis.. Et je te vois tellement au cours de tes mésaventures pas tiptop, j’en rigolais toute seule en t’imaginant me les raconter autour d’un verre de vin ! 😂
    Merci de nous faire partager Ca, tu es exceptionnelle, tout comme ton projet dont je suis fière d’avoir participé !
    Tu me manques, prends soin de toi mi amor
    Je t’aime .

    • Mon zazou! Merci d’être toujours aussi enthousiaste à la lecture de mes aventures, ça me touche beaucoup ❤️. J’aurai encore plein d’autres choses à te raconter autour d’un verre de vin( ou 4 ) à mon retour ne t’en fais pas. J’en garde plein mon sac des anecdotes croustillantes !
      Merci d’être fière de moi et d’être une amie fidèle même avec toute cette distance qui nous sépare !
      Je taime

  11. Ma petite Candou, BOUM.
    Tu le sais, et comme beaucoup j’attendais de lire ton article pour voyager avec toi, qu’est ce que c’est bon de te lire.
    A chacune de tes phrases tu nous transportes, nous fais découvrir et vivre l’expérience avec toi. C’est fou. On passe des larmes à de grands sourires, des rires, on a mal au cul en même temps que toi, on voit les vagues arriver sur le bateau, on a les mêmes relents que toi (j’exagère un peu mais j’avais préparé le sac plastique)… J’adore te lire ! J’ai envie de te prendre dans mes bras quand ça va pas (sauf quand tu veux vomir hein), de kiffer et rire avec toi à longueur de journée, de déguster tous ces plats qui m’arracheront surement le palais… J’ai l’impression d’être à tes côtés pendant tes voyages, je le suis mentalement mais physiquement ce serait mieux,, j’espère de tout cœur l’être vraiment en Mars et vivre l’aventure à fond avec toi, ce serait le summum du bonheur.
    Tes photos sont superbes, les enfants sont tellement beaux, ils rayonnent et j’imagine tout ce que tu peux ressentir auprès de ces filles et garçons qui doivent te donner beaucoup sans le savoir. Profite, profite à fond, même si je te fais entièrement confiance là dessus. Et continue, continue de nous faire partager tes moments, les hauts et les bas, tu sais qu’on est avec toi tout au long de tes périples.
    Enjoy it. Live it. Kiff it. And make us dream again and again !
    With hugs, love, hugs, kisses and love.
    Théo

    • Haaaa tu sais, j’ai toujours le sourire jusqu’aux oreilles ( imagine un peu la mocheté si c’était réel ) en te lisant mon Théo chéwi! MERCI. Ton mot me fait tellement plaisir.
      Ça me fait du bien de savoir que tu ai l’impression d’être à mes côtés en me lisant. Je vous emmène un peu dans ma valise à ma façon.
      J’espère tellement qu’on aura la chance de partager un bout d’aventure ensemble, j’ai envie d’écrire sur nos péripéties :).
      Dans tous les cas merci d’être toujours aussi présent. De me faire rire de loin quoi qu’il arrive! T’es un copain de compet toi tu sais !
      Love Love Love
      See u soon hopefully ❤

  12. « La vie est une vaste aventure et, plus tôt nous le réalisons, plus vite nous parviendrons à en faire une oeuvre d’art » – Maya Angelou

    Merci. Merci de nous faire rire. Merci de nous faire pleurer. Merci de nous donner envie de tout plaquer pour venir te retrouver et entrevoir ne serait-ce qu’un sourire de ces petits anges qui grâce à leur joie de vivre, font de ton monde un monde meilleur.

    Tu vois, une phrase dans ton texte a particulièrement retenu mon attention: « pourquoi tant d’intérêt pour ceux qui n’ont rien, quand on a tout? ».
    Qu’est-ce que « tout avoir » signifie réellement? Avoir le dernier téléphone, petit haut ou sac de créateur à la mode? Si ces exemples sont synonymes de bonheur, c’est que nous sommes bien plus pauvres que je le pensais…
    Après tout, pourquoi le bonheur ne serait-il que matériel? Ces enfants ne tiennent pas leur force de leurs acquisitions mais de la joie d’être ici, en vie, entourés de gens qu’ils aiment et qui les aiment en retour.
    Pourquoi ce ne serait pas aussi simple que ça finalement, être heureux? Un vivre ensemble qui nous rappellerait qu’après tout, être en vie et avoir conscience de cette chance, serait la seule chose qui compte. Il serait temps que l’on comprenne que le bonheur, ce n’est pas une destination, c’est un état d’esprit qui va et vient, au même titre que l’on peut rire puis pleurer, voire les deux à la fois quand on partage tes aventures…

    Et tu vois, te lire me fait du bien. Parce que quand je me sens prise au piège de notre société, qui nous rappelle que nous ne sommes pas assez comme çi ou comme ça, ou que nous ne pouvons pas être heureux si nous n’avons pas telle ou telle chose, tu me ramènes à la réalité. LA VRAIE REALITE, celle qui nous fait réaliser ce qui compte vraiment.
    Rien que pour ça, je te remercie. Merci de voir le monde différemment grâce à ces amours, et de nous le faire découvrir sous un nouveau jour.

    Grâce à toi, je me suis souvenue qu’on pouvait être généreux simplement en faisant sourire quelqu’un.

    Chloé

    • En plein dans le mille ma Chloé … Tu as mis le doigt sur une réflexion essentielle.
      Ces gens qui m’entourent n’ont rien d’autre à offrir que de l’amour, des sourires, du temps aux autres. Tout ce que l’on a tendance à oublier de faire dans nos sociétés modernes, aveuglés par nos besoins matériels jamais assouvis.
      Comme tu dis, la « vraie réalité »saute aux yeux ici. Et je suis heureuse qu’elle ai pu t’atteindre à travers les mots. Il ne faut jamais l’oublier.
      C’était un bonheur de te lire en retour, merci pour ce beau message plein de sens ma Chloé.
      ❤️

  13. c’est toujours un immense plaisir que de lire tes aventures. Tu as vraiment ce dons de faire voyager et de me(nous) faire vivre les émotions que tu vis. Depuis le temps que j’attendais de nouveaux articles ici, c’est avec bonheur que je retouves ta si belle écriture. Tu fais attentions à toi quand meme hein, t’as l’air de traverser des petites péripéties pas fifoufolle ..
    Je ne cesse de le dire mais je suis tellement fiere de toi, de ce que tu accomplit, c’est absolument extraordinaire.
    Je t’envois des millions de baisers je penses fort à toi, tu me manque ma petite kankan des iles 🙂

  14. Ma candou enfinnnn je prends le temps de te lire ! ça devient clairement un rituel mes passages sur ton blog, du genre : il faut que je soit au calme, seule, dans mon cocon pour m’imprégner de tes mots et de l’énergie positive que tes paragraphes me transmettent. Du coup forcément ça m’a pris du temps mais impossible de gâcher ce RDV avec toi en te lisant par exemple dans le métro à côté de monsieur-pinguin-busy-d’la-vie.

    J’adore, ça me fascine, je suis partie en voyage l’espace d’un instant, et j’ai eu peur avec toi, j’ai rigolé avec toi, j’ai réfléchi, j’ai imaginé, j’ai ressenti, je me suis interrogée… incroyable de ressentir tout ça simplement à travers des mots! J’imagine alors tout le surplus d’émotions que tu dois recevoir en direct chaque jour…

    Tu décris parfaitement l’essence même du voyage. la découverte, le partage, se sentir en vie, et libre. Tu es tellement courageuse d’entreprendre ça en solitaire même si finalement c’est aussi la meilleure option pour apprendre la vie, apprendre de soi et s’ouvrir à l’autre. Quelques unes de tes lignes me font remonter des souvenirs de voyage qui me paraissent déjà beaucoup trop loin: « je n’ai pas le droit d’être triste même si je suis loin de ceux que j’aime, je n’ai pas le droit parce que ce que je suis en train de vivre n’a pas de prix et que ces moments simples mais précieux, je ne les échangerai pour rien au monde ». Un sentiment de liberté qui vient vite chasser ces moments de solitudes passagers….

    Bon, je tiens à te dire que le contre coup inévitable de ta lecture c’est que je me demande pourquoi j’irai prendre le métro demain matin plutôt que d’aller construire ma cabane en Alaska… Enfinnnn. je suis clairement ta fan number 1 et merci de raviver ce bon vieux sentiment : j’ai été en vie, je le serai encore (?).

    En bref, t’es une magicienne ma candou… tu nous fais relativiser, tu nous fais oublier ce quotidien par des mots, tu nous fais réfléchir, prendre conscience… & surtout tu transmets le sourire à ces enfants. Merci de nous faire partager tout ça avec tes photos. Même de loin, ça réchauffe le cœur!

    Clairement hâte de me faire ma prochaine session lecture du blog candou sous la couette avant d’aller faire de beaux rêves. Prends soin de toi candouce, Love!

  15. Même si je suis de près ton aventure, c’est toujours un immense plaisir de te lire, d’autant plus que ton récit et tes photos sont absolument sublimes !! Merci de nous transmettre toutes ces emotions, de raconter tes péripéties avec honnêteté parce que le voyage ce n’est pas toujours facile mais ce n’est que le positif qu’on garde à la fin. Tu te créer de merveilleux souvenirs et j’en suis très heureuse pour toi car c’est tout ce que tu mérites. Tu donnes énormément et tu reçois de leur part quelque chose qui n’a pas de valeur … Je suis vraiment admirative de ce que tu fais, de cette volonté que tu as et de ce courage ! Ca inspire, ça donne envie et qui sait, ça motivera peut être des gens à en faire de même 😉 Tu es une si belle personne ma Candou et une inspiration pour chacun d’entre nous. Continue de nous faire rêver, prend tout ce qu’il y a à prendre, ouvre grand les yeux et prend soin de toi
    Je t’aime mon bélier, tu me manques tous les jours mais je veux bien te partager avec ces petits anges qui en ont plus besoin que moi et puis, nos retrouvailles ne sauraient tarder.
    Je t’embrasse de toutes mes forces

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